LIBERTOR a écrit :
Les super calculateurs arrivent au bout du jeu d'échecs classique en effet.
Mais de nouvelles règles ont été créées comme le placement libre des pièces >= 3pts par exemple Elles multiplient les possibilités et réduisent d'autant la capacité des super calculateurs à recenser les coups possibles.
Bien sûr tout cela est vrai tant que les ordinateurs quantiques ne sont pas opérationnels.
C'est le défi auquel était confrontés les développeurs lorsqu'ils se sont attaqués au jeu de go : un super calculateur, comme ceux qui dépassaient déjà les humains aux échecs, n'était pas la solution (vu le nombre de coups possibles incomparablement plus élevés à ce jeu).
AlphaGo (il y a 8 ans déjà) devait donc définir lui-même dans quelles branches de "l'arbre des possibles" il avait intérêt à concentrer ses capacités de calcul (en particulier sur la base de ses anticipations de ce que jouerait son adversaire).
Ce qui différencie probablement le go joué dans ces conditions des échecs joués comme tu le décris (aussi appelés variante "Random Fischer") c'est que dans le 2ème cas, avec 960 configurations de départ possibles, l'IA ne pourrait plus autant s'appuyer sur un historique de parties pour anticiper le comportement de l'adversaire.
J'aime bien le parallèle avec Diplomacy.
Bobby Fischer, au sujet de cette variante qu'il appréciait particulièrement :
"Je veux conserver l'essence de notre jeu tel quel mais démarrer avec des positions variées éviterait l'écueil de la mémorisation et de la récitation comme c'est actuellement le cas."
C'est un peu le point de vue de certains afficionados des variantes de cartes (à supposer que la carte est bonne). Pas nécessairement besoin d'une connaissance encyclopédique des ouvertures, des alliances ou de la carte proprement-dite, ni d'une connaissance approfondie du méta en vigueur dans la communauté (si partie en gunboat). "Juste" savoir bien jouer le jeu et les joueurs.